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En 1990, le Carrefour de solidarité Internationale et l’association Kilabo faisait connaissance. En juin de la même année Kilabo recevait un groupe de jeunes stagiaires. Ceci fut le départ d’un partenariat fructueux qui se poursuit jusqu’à nos jours, et qui embrasse plusieurs aspects : les stages de jeunes canadiens au Mali, les projets de développement et les échanges.

Le partenariat CSI – Kilabo est soutenu par des réflexions constantes pour améliorer les pratiques et les connaissances en vue de leur capitalisation. Aussi en 1997 les deux organismes après des expériences réussies ont initié l’approche fédérative à travers le Programme d’appui institutionnel. Au cours de ce programme, six fédérations paysannes ont vu le jour. Elles sont maintenant au nombre de quinze.

Aujourd’hui cette approche est devenue une politique d’intervention de KILABO. Elle permet de renforcer le processus de décentralisation et la gouvernance au niveau communal à travers le renforcement des organisations paysannes regroupées au sein d’une fédération. Les fédérations créées sont de véritables outils de développement local car elles assurent la participation des populations à l’élaboration, la mise en oeuvre et le suivi des plans communaux de développement.

Elles constituent un levier pour la prise de conscience de cette société civile rurale qui exige désormais d’être informée, associée et actrice du développement local. Présentement, les quinze fédération paysannes dans les zones d’intervention de KILABO couvrent une population de près 200 000 personnes.

Les résultats obtenus sur le terrain par le partenariat CSI-KILABO relève d’une démarche caractérisée par une confiance mutuelle solide, le respect mutuel et l’utilisation des compétences et expertises existantes de part et d’autre. Ils mettent en exergue les capacités des deux organismes à s’adapter aux exigences du moment.

Bakary Doumbia, directeur général
Association KILABO | Mali, Afrique de l’Ouest

Depuis ses débuts, l’Association de promotion et de développement agraire PROGRESO AGRARIO (PRO-A) travaille ardemment pour l’agriculture au Pérou, mais tout cela est possible grâce au travail commun réalisé avec des organisations internationales, dont le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke au Canada, qui nous appuie en finançant des projets de développement durable en collaboration avec l’ACDI.

Depuis le mois de janvier 2002, le CSI de Sherbrooke appuie la PRO-A. Le bon développement actuel de la PRO-A et de ses associations d’agriculteurs est le meilleur indicateur du succès de cet appui.

De plus le CSI nous appuie en nous envoyant des stagiaires qui nous permettent de pouvoir compter sur davantage de ressources spécialisées. Ces stagiaires se joignent au personnel de la PRO-A pour une période de cinq mois, conformément au programme Action jeunesse de l’ACDI. Finalement, nous devons indiquer que nous sommes en train d’exécuter le dernier projet approuvé par le CSI « PRO-A Alternatives de cultures luffa et panela » qui, comme son titre l’indique, nous permettra d’explorer les avenues de l’agriculture et du commerce de la luffa.

Nous remercions donc spécialement le CSI pour son appui à l’endroit de nos communautés. Et sûrs de poursuivre notre travail en commun au bénéfice d’une agriculture plus juste, nous vous disons : Merci beaucoup !

Moyses Julca Mendoza, directeur
PRO-A | Pérou

Si nous ne devions utiliser qu’un seul mot pour décrire notre relation avec le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke, ce serait fraternité. Depuis 12 ans, Ayni Desarrollo (anciennement Ayni Salud) a pu croître et se renforcer grâce à la confiance que nous a accordée notre partenaire du Nord. Cette confiance n’est pas gratuite, ni le fruit de la charité : cette confiance s’est bâtie au même rythme que nos interventions avec les populations locales.

Fraternité parce que cette relation ne s’est pas seulement maintenue grâce aux aspects positifs du travail, mais aussi grâce à l’acceptation des aspects les plus faibles, à la compréhension face aux imprévus de notre réalité où le scénario politique est volatile et où l’écart entre riches et pauvres est chaque jour plus accentué.

La communication quotidienne, le pari de croire en nos capacités, le partage d’une même vision du développement social et durable, l’acceptation de nos différences, la compréhension du CSI face à cette inégalité qui s’exprime en différences culturelles enracinées dans de nombreux siècles de domination et de destruction de nos identités, ce sont là quelques-uns des aspects qui rapprochent nos deux organisations. Ayni Desarrollo n’a jamais eu l’occasion de partager de manière horizontale et ouverte ses problèmes avec aucun autre organisme du Nord. Le CSI nous a permis de relever le défi avec lui dans cette horizontalité; depuis, nous avons grandi et sommes devenus plus efficients.

Pour terminer, nous désirons souligner la particularité des organismes de solidarité du Québec, particularité propre au CSI, c’est-à-dire une coopération qui s’appuie avant tout sur les processus sociaux et pas seulement sur les résultats. C’est, pour nous, une solidarité qui fait une grande différence.

Luis Alberto Alanoca Pazos, directeur général
Ayni Desarrollo | Pérou

Depuis leur début, les relations entre le CSI et le CEPAE ont été empreintes de cordialité, de transparence, de respect mutuel et d’horizontalité. Elles se concrétisèrent davantage avec l’exécution du projet de formation en santé à Bellas Colinas, puis se sont renforcées par la mise en place de nouveaux projets qui ont eu des résultats très positifs tant pour la population ciblée, le CSI que le CEPAE.

Parmi ces projets, il est important de mettre l’accent sur celui d’élargissement des services de santé à Bellas Colinas, pour lequel l’institution fût récompensée par le prix INDES/BID pour la qualité et l’innovation en Gérance sociale dans la catégorie « Initiatives pour les groupes vulnérables ».

Les résultats de cette relation sont très visibles car elle a permis à des milliers de personnes, dont les ressources économiques sont minimales, d’avoir accès à des services de santé préventifs et curatifs, d’améliorer leur environnement, d’installer des modèles de parcelles agroforestières, d’améliorer leur nutrition et leurs infrastructures de base, entre autres. Les impacts de ces programme de développement au sein de la population ont permis au CEPAE et au CSI de se faire connaître aux niveaux national et international.

L’intégration des jeunes et les connaissances apportées par les stages jeunesse et professionnels ont également influencé le développement des projets dans les communautés. En contribuant à leurs façons, les stagiaires ont permis de soutenir et renforcer l’implantation des projets.

En résumé, les relations entre nos deux organismes ont été cohérentes et fructueuses et ont cheminées parallèlement, dans une même direction pour atteindre des objectifs communs. Objectifs qui tendent à contribuer à l’amélioration des niveaux de vie des populations les plus pauvres.

Zoïla Mercedes, chargée des programme Santé, citoyenneté et droits de la personne CEPAE | République dominicaine

Il était une fois…. 2 rêveurs qui avançaient sur des chemins distincts à la poursuite d’un rêve qui les unissait invisiblement. Ils naquirent dans des mondes différents, le premier, dans le monde de l’abondance où presque tout est de trop et presque rien ne manque ; le second, dans le petit monde où presque tout manque et rien n’est en trop. Mais les deux avaient un objectif commun : la lutte contre la faim.

Sur ces chemins de la solidarité, alors que les blessures laissées par l’ouragan Mitch saignaient encore dans les montagnes du Nicaragua, se sont rencontrés le Carrefour de solidarité internationale, du Canada, et l’INPRHU, du Nicaragua.

Le CSI et l'INPRHU se sont pris par la main pour entreprendre la bataille de la défense des plus nécessiteux. Le CSI avec ses ressources économiques et sa sensibilité sociale, l’INPRHU, l’amphitryon, connaisseur de son peuple et confident de ses peines et ses joies.
Heureux de cette belle rencontre, ils invitèrent d’autres rêveurs à venir partager les enchantements et désenchantements de la vie dans les campagnes nicaraguayennes. Ce furent les élèves et accompagnateurs du Cégep de Sherbrooke qui entendirent cet appel et se relevèrent les manches empoigner la houe, la pelle et la scie en exécutant des projets pour leurs frères et sœurs paysans nicaraguayens.

Ainsi ont passé les années et tous deux sommes satisfaits d’avoir emprunté ensemble ce chemin, en apportant ce que l’on peut. Chaque fois plus amoureux de ces merveilleux chemins de solidarités, accompagnant nos frères les plus faibles dans leur combat quotidien pour vaincre la faim, dans leur lutte éternelle pour garder la foi, dans leur effort vigilant pour ne pas laisser mourir l’espoir et dans leur inébranlable défi de défendre la vie dans un monde où sans cette foi, sans cette espérance et sans l’esprit de lutte, on ne pourrait pas vivre.

Gladys Cáceres Leyva, directrice
INPRHU Somoto | Nicaragua

Au Mali, le choc est d'abord visuel et déroutant, jusqu'à ce qu'on comprenne ce qui se passe. Dans la capitale, l'accueil est chaleureux ; ce n'est pas une ville impersonnelle. Dans les villages, on constate le charme de la vie collective. c'est un accueil respectueux dont la qualité et la sincérité étonnent. Ce qui m'a frappé, c'est la place faite aux jeunes adultes. Ils prennent leur place dans la  communauté. On  dirait qu'ils n'ont pas d'adolescence. Ils passent de l'enfance à l'âge adulte.
- Henri-Paul Bellerose, ex-maire de Saint-Camille, Mali 2001


Le choc est d'abord physique, mais en arrière, il y a une grande richesse et une grande générosité. Je n'ai pas trouvé qu'ils avaient l'air malheureux contrairement à ce qu'on voit à la télévision. Le groupe de jeunes m'a impressionné. Le taux de suicide est presque nul, pourtant ce sont des gens qui luttent pour leur survie.
- Huguette Lecomte, conseillère municipale, Mali 2001


Les femmes travaillent beaucoup. Elles se prennent en main. Je trouve qu'elles jouent un rôle important dans leur communauté.
- Pauline Proulx, agricultrice, Mali 2001


Le CSI nous a aidé énormément à consolider notre travail communautaire. Son appui a contribué à améliorer l'accès à des services en santé adéquats.
- Carmen Perez, CEPAE, République dominicaine


Alors, si nous voulons réellement prendre en main le destin de nos communautés et être à l'abri de nos exploiteurs, renforçons cet espace ( la Fédération ) et faisons ensemble face à l'avenir en bénissant ce projet qui nous a montré le chemin...
- Abdoulaye Mariko, président de la Fédération de Degnecoro, Mali

 

J'ai visité un village où les femmes se sont prises en main. Elles sont même devenues les riches du village à partir des cultures de leur jardin qu'elles peuvent vendre sur le marché. De plus, elles ont acquis un moulin et une salle de maternité. Il faut être conscient qu'il y a des gens qui ont besoin d'aide, je crois qu'il faut continuer de les aider.
- Monique Gagnon-Tremblay, députée de Saint-François était au Mali à titre de vice-présidente de la Commission de la coopération et du développement pour les parlementaires francophones, Mali 2000


J'ai aimé les gens, j'ai aimé le pays. Il suffit de peu de choses pour révolutionner la vie de gens.
- Steve Bergeron, journaliste de la Tribune, Mali 1999


Je ne pensais pas que les gens étaient impliqués de cette façon là. À mon avis, ce projet est une réussite, parce que les gens participent ; c'est ce qui fait la différence. On est fier d'avoir réalisé quelque chose en tant que professionnel de l'agriculture. Ce qui m'a frappé, c'est la volonté des gens de vouloir se développer pour devenir autosuffisant et avoir une diversification des produits alimentaires. Quand  on voit que les  femmes ont, pour la première fois de leur vie, ouvert un compte d'épargne, c'est très touchant, même si on sait qu'ici cela peut paraître banal.
- Gilles Guilbault, agronome, Mali 1996

   
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