165, rue Moore
Sherbrooke (Québec)
J1H 1B8
Téléphone : (819) 566-8595
Télécopieur : (819) 566-8076
Courriel : info@csisher.com

Nos bureaux sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30, notez cependant que le secrétariat est fermé le vendredi.










 

Image FSQ

Section spéciale sur le Forum social québécois



Dossier de presse du comité estrien de mobilisation du FSQ

Au mois de juin 2007, le Carrefour de solidarité internationale, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CSN-Estrie) et des citoyens invitaient la population de l’Estrie ainsi que les organisations de la société civile à participer au premier Forum social québécois qui se tiendra du 23 au 26 août 2007, le comité a reçu au parc Jacques-Cartier de Sherbrooke la Caravane solidaire du FSQ puis il a relancé l'appel aux Estriennes et Estriens afin qu'ils participent à ce grand mouvement solidaire.

Dossier de presse au 8 juin 2007 (150 k, PDF)
Dossier de presse au 13 août 2007 (140 k, PDF)

Haut de la page

Communiqué émis par le FSQ au 26 août 2007

Des dizaines de propositions concrètes, dont une journée d'action le 26 janvier 2008
Un succès éclatant avec plus de 5000 participants au FSQ !

(Montréal, le 26 août 2007) – Plus de 5000 personnes, dont le tiers provenant de l'extérieur de Montréal, ont participé au tout premier Forum social québécois qui a eu lieu à l'UQAM du 23 au 26 août. Il s'agissait du plus gros rassemblement de la gauche dans l'histoire du Québec. Ainsi, les mouvements communautaires, syndicaux, féministes, écologistes, étudiants, LGBT, autochtones et autres militantEs de tous les horizons ont travaillé à affirmer leur solidarité et leur volonté de poursuivre des actions en commun. L'événement s'est terminé par une marche *manifestive* de 2000 personnes dans les rues de Montréal.

L'Assemblée des mouvements sociaux, qui a réuni plus de 500 personnes ce matin, s'est terminée par un appel à la mobilisation. C'est ainsi que les participantEs ont convenu d'une semaine de mobilisation à la grandeur du Québec en janvier, qui se culminera par une journée d'action le 26, dans le cadre de la journée mondiale d'action du Forum social mondial à laquelle participeront des milliers d'organisations à travers le monde. Par ailleurs, l'Assemblée a lancé l'Appel solidaire des mouvements sociaux *UniEs pour l'avenir du Québec et du monde, qui est actuellement signé par 71 organisations.

Des dizaines de propositions ont aussi été formulées pendant le FSQ et affichées sur la *Murale de propositions*. Notons l'invitation lancée par l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador à faire circuler une résolution d'appui à leurs démarches afin que le gouvernement du Canada change sa position et vote en faveur du projet de Déclaration sur les droits des peuples autochtones, qui est présentement débattue devant l'ONU. Cette résolution a déjà reçu l'appui de quelques centaines de personnes.
L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a lancée un appel aux mouvements sociaux pour qu'ils se joignent à la lutte pour la gratuité scolaire et aux actions à venir. Notons également l'annonce du lancement de la campagne *Couvrir les besoins et sortir de la pauvreté, cet automne, par le Collectif pour un Québec sans pauvreté ainsi que la journée de mobilisation contre la guerre en Afghanistan et pour le retrait des troupes le 27 octobre par le Collectif échec à la guerre et l'Alliance canadienne pour la paix.

Place Émilie-Gamelin
Plus de 2000 personnes ont fréquenté quotidiennement la place Émilie-Gamelin durant le FSQ. En collaboration avec Moisson Montréal et Poubelle anonyme, l'équipe de L'Être Terre a fourni gratuitement 1500 repas par jour à partir de denrées récupérées. Le comité organisateur du FSQ a innové en ne clôturant pas le parc afin d'être plus inclusif. Les gens du quartier ont été enchantés de cette initiative et ont investi l'espace. Plusieurs itinérants ont même dormi dans la tente des Alternatives en échange de quelques rondes de sécurité.

Pour sa troisième édition, l'Écofest s'est associé au FSQ en s'installant à la place Émilie-Gamelin, devenue pour l'occasion zone *zéro déchet*. Une vingtaine de kiosques et plus d'une dizaine d'ateliers participatifs concernant notamment l'agriculture urbaine et le compost, ainsi que des ateliers de réparation vélo ont eu lieu. Un bilan environnemental sera effectué prochainement.

Volet culturel
Plus d'une centaine d'artistes engagés ont participé bénévolement à la programmation culturelle du FSQ au cours de 150 performances et expositions.
Entre autres, le Cabaret multidisciplinaire à l'Union française a attiré plus de 500 personnes les vendredi et samedi. Plusieurs créations collectives ont permis de donner la parole aux artistes. Au cours du festival du cinéma engagé, plus de cinquante films, courts-métrages et documentaires ont été projetés.

Les organisateurs dressent un premier bilan très positif de l'événement, qui a permis la tenue de plus de 400 activités, dont quatre grandes conférences qui ont attiré 1500 personnes, le forum des enfants, 70 kiosques, le tout soutenu par une équipe de plus de 300 bénévoles. Le comité organisateur tient à remercier l'UQAM et la Ville de Montréal pour leur soutien tout au long de l'événement.

Pour information : Nathalie Guay, Coordonnatrice des communications du FSQ, 514 655-6651

Cliquez ici pour télécharger ce communiqué en format PDF

Haut de la page

Un appel solidaire des mouvements sociaux : UniEs pour l’avenir du Québec et du monde

Présenté à l’Assemblée des mouvements sociaux le 26 août 2007 dans le cadre du Forum social québécois

Nous, membres des mouvements sociaux du Québec, nous avons quelques torts à avouer... c’est vrai que nous sommes jamais contentEs parce que le prix de la démocratie est une vigilance éternelle pour s'assurer que les droits et libertés des citoyens et des citoyennes et leurs valeurs soient respectées, et qu'il faut plus que jamais résister aux reculs qu'on nous impose, en douce ou à la dure. En passant, cela ne nous empêche nullement de jouir pleinement de la vie, au contraire, elle a encore plus de goût quand on se bat pour en garder le meilleur...

C'est vrai, nous sommes fatiquantEs parce qu'il le faut, parce que dans une démocratie qui avance par les débats publics et non par la violence, le progrès social ne s'obtient que par un travail incessant et par l'insistance digne de ramener à l'avant-plan des considérations humanistes qui ne seront jamais démodées.

C'est vrai, nous sommes partout, parce qu'il y a encore partout, ici comme ailleurs dans le monde, de l'injustice, de la pauvreté, de la misère, de l'exclusion et d'autres vilaines habitudes qui ont besoin, pour disparaître, que quelqu'unE, quelque part s'en occupe activement.

C'est vrai, nous sommes rêveurs, parce que nous croyons que le rêve est un service essentiel, qu'un peuple doit voir plus grand que la logique comptable et la pensée marchande, qu'un autre monde est possible et que les grandes idées pourront toujours rassembler les humains et les pousser à donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est d'ailleurs pourquoi, d'abord et avant tout, contrairement à ce qu'on entend souvent dire...

Nous sommes uniEs, dans notre volonté à travailler ensemble, sur tous les terrains, y compris dans les coins, à faire une société plus juste, plus écologique et plus humainement prospère pour tous les Québécois et toutes les Québécoises, solidairement avec tous les peuples de la terre.

Nous sommes uniEs derrière des principes qui ne sont pas des dogmes, comme certainEs voudraient le faire croire, mais des valeurs humaines universelles qui méritent qu'on les défende et qu'on les applique partout. Ces valeurs de liberté, d'égalité, de pluralisme, de laïcité, de respect des droits de la personne et de la dignité humaine, c'est en les affirmant que nous sommes devenues des sociétés libres et démocratiques, et nous ne voyons vraiment pas ce qu'il y aurait de mal à s'y accrocher.

Nous sommes uniEs dans la diversité des causes qui nous motivent à intervenir, à éveiller les consciences, à dénoncer les mauvaises politiques et à proposer des alternatives, qu'il s'agisse de la lutte à la pauvreté, de la lutte des femmes, des droits des peuples autochtones, de l'intégration harmonieuse des immigrantEs et de l'acceptation des différences, à commencer par notre différence culturelle à nous en tant que seule communauté majoritairement francophone en Amérique du Nord. Parce qu'il ne saurait y avoir de hiérarchie dans les combats qu'il faut mener, et que chaque fois qu'un groupe d'individus se sent enfin libéré d'un poids qui lui pesait sur les épaules, c'est la société tout entière qui s'élève avec lui.

Nous sommes uniEs contre la pensée unique trop souvent véhiculée par les grands médias et les partis politiques comme étant la seule option possible et qui est, comme par hasard, souvent dans l'unique intérêt des puissantEs de ce monde qui les subventionnent, quand ils n'en sont pas carrément les propriétaires. Nous croyons qu'un monde meilleur est possible, et si nous ne prétendons pas pouvoir le livrer clés en mains avec garantie, nous sommes persuadéEs que les solutions passent par l'imagination et la participation citoyenne à tous les débats, et non la soumission docile aux intérêts de ceux et celles qui voudraient nous faire passer la loi de la jungle économique pour de la liberté, et la résignation pour de la lucidité.

N'en déplaise à tous ceux et celles qui prétendent que nous sommes toujours contre, avant tout, nous sommes POUR. Nous sommes pour la richesse, en sachant qu'elle ne veut rien dire si elle ne commence pas par l'élimination de la pauvreté. Il n'y a aucun mal à faire de l'argent, mais dans l'état actuel de nos connaissances économiques et sociologiques, la véritable inconscience, c'est de ne pas se soucier de la violence sociale qui découle de l'écart sans cesse grandissant entre les riches et les pauvres.

Nous sommes pour les projets qui permettent au Québec de prendre les devants dans le développement soutenable plutôt que le retour à de vieilles stratégies énergétiques et industrielles qui ne conviennent plus à notre société conscientisée maintenant que d'autres choix sont possibles. Nous soutenons les projets qui sont innovateurs et au service des collectivités plutôt que d'autres cadeaux à des affairistes qui prennent leurs ambitions personnelles pour le bien commun.

Nous sommes pour la mondialisation de la qualité de vie et non celle des privilèges et de l'exploitation. C'est pourquoi nous sommes en faveur de l'exportation de meilleures conditions de travail, du respect des droits des femmes, et la globalisation des notions de protection de l'environnement, et non pour l'universalisation du chantage à l'emploi et l'importation de la misère. Ce combat plus urgent que jamais se mène à l'échelle de la planète, avec toute la force de la solidarité entre les peuples.

Nous sommes pour le courage d'affirmer nos valeurs et d’agir pour la paix, la sécurité des femmes et des hommes et le respect de leurs droits partout dans le monde, ce qui est bien autre chose que l'alignement servile derrière les positions militaristes des grandes puissances. Le courage de défendre ses idéaux en respectant nos principes est bien plus grand et bien plus exigeant mais aussi bien plus efficace que celui de se cacher derrière de vertueux prétextes pour participer à de vastes opérations stratégiques qui ne font que répandre le ressentiment et la violence.

Et loin de représenter le passé, nous sommes l'avenir du Québec puisque toutes les avancées pour plus d'égalité, de justice et d'inclusion ont été le fruit de la ténacité de militantes et de militants qui ont travaillé à faire de l'éducation populaire et à lutter pour ces causes. On se souvient de gains majeurs : du droit de vote des femmes à l'équité salariale, de conditions de travail et de revenus décents au droit à un logement adéquat et accessible, de la décriminalisation de l'homosexualité au mariage entre personnes de même sexe. C'est pour continuer à faire ce travail essentiel que nous revendiquons le droit d'association pour les travailleurs et travailleuses ainsi que la liberté pour les groupes communautaires autonomes de choisir eux-mêmes leurs missions.

Nous sommes l'avenir du Québec dans tous ses écosystèmes parce que ce sont les groupes sociaux et la mobilisation citoyenne qui ont fait reculer le gouvernement dans son projet mal avisé de centrale au gaz du Suroît, que c'est nous qui menons le combat pour une agriculture plus saine tant pour les milieux qu'elle occupe que pour les consommateurs et consommatrices qu'elle nourrit, et que l'actualité continue toujours de nous donner raison en prouvant que toute la société profiterait d'un meilleur respect de l'environnement et d'une saine gestion des ressources, y compris, d'ailleurs, ceux et celles qui s'y opposent aujourd'hui.

Nous sommes l'avenir du Québec dans ses institutions publiques parce que nous croyons que la vraie responsabilité économique n'est pas de continuer à privatiser les profits et de nationaliser les pertes, mais bien de maintenir un accès universel et gratuit notamment à l'éducation et aux soins de santé, qui demeurent les meilleures garanties d'une société où personne n'est laissée pour compte. C'est pourquoi des groupes étudiants et leurs alliéEs se sont battus pour éviter l'alourdissement dramatique de l'endettement de toute une génération d'étudiantEs, et qu'ils continueront de le faire.

Nous sommes l'avenir du Québec non seulement dans la tolérance mais dans la fraternité parce que pour nous les femmes et les hommes, les jeunes et les vieux, les francophones, les anglophones, les allophones et les autochtones, les croyantEs, les non-pratiquantEs, les agnostiques et les athéEs, les hétérosexuelLEs, les gais, lesbiennes, bisexuelLEs, transexuelLEs et transgenres, les riches, les pauvres et la classe moyenne, les puissantEs et les poquéEs, les bien-portantEs, les personnes handicapées, les petites familles, les grandes familles, les reconstituées et les monoparentales, les urbains, les ruraux et les banlieusards, sont avant tout des êtres humains, citoyenEs d'un Québec qui a tout à gagner pour que chacunE puisse s'épanouir et vivre pleinement. Et nous croyons qu'il faut faire tous les efforts possibles afin de s'expliquer les unEs aux autres pour mieux se comprendre, afin que la liberté des unEs se prolonge là où commence celle des autres.

C'est pourquoi nous en appelons à vous, concitoyens et concitoyennes qui partagez ces valeurs, et qui veulent faire quelque chose pour les défendre face aux attaques de plus en plus insidieuses et insistantes des puissances de l'argent et des armes.

Quelles que soient la mission, l'action ou la manifestation, les groupes sociaux sont ouverts à tous ceux et celles qui ont envie de faire bouger les choses.

Votre apport de nouvelles idées, de nouvelles énergies, de nouvelles sympathies sera toujours bienvenu parmi nous. Parce que le travail concret de gens dévoués au bien commun finit toujours par donner des résultats, c'est avec vous que nous pourrons dire encore plus fort...

C'est vrai, que nous sommes jamais contentEs
C'est vrai, nous sommes fatiquantEs
C'est vrai, nous sommes partout
C'est vrai, nous sommes rêveurs MAIS SURTOUT

Nous sommes uniEs pour l’avenir du Québec et du monde !

Cliquez ici pour télécharger la version PDF de l'Appel solidaire des mouvements sociaux (version finale incluant tous les signataires)

Haut de la page

Le site Internet du Forum social québécois

Le Forum social québécois loge sur la toile virtuelle : un site complet, détaillé, facile à consulter. Nous vous invitons à visiter le site pour obtenir toute l'information sur le processus d'organisation, la tenue et les suites du Forum social québécois : cliquez ici.

Haut de la page

   
Accueil | À propos du CSI | Projets | Stages | Éducation | Nous joindre | Nous appuyer
Tous droits réservés © 2002-2007, Carrefour de solidarité internationale