Des femmes mobilisées pour une justice sociale

23 novembre 2017
par Anne-Marie Bernier - Stagiaire

Le 17 novembre dernier, au Bistro Kàapeh Espresso, à Sherbrooke, s’est tenue la soirée de lancement du livre de Patricia Amat y Leòn: « Les femmes et les mines : mémoires d’un parcours de résistance dans les Andes péruviennes ». La soirée organisée par le comité estrien de la Marche mondiale des Femmes s’est déroulée sous la forme d’un 5 à 7 et les personnes présentes ont pu échanger dans une ambiance décontractée.

Présentation et mise en contexte de l’oeuvre

« Elle a souligné des faits troublants concernant la violence et le harcèlement envers les femmes de la part des compagnies minières. Celles-ci convoitent leurs terres, leur eau, leur environnement et leur culture. »

L’autrice est une féministe péruvienne engagée et également l’une des fondatrices de l’organisation féministe Filomena Tomaira Pacsi. Elle était accompagnée de Mme Marie-Claire Nadeau, ex-coopérante de SUCO au Pérou. L’autrice expliquait qu’avant tout, son livre est une histoire d’accompagnement et d’apprentissage entre des femmes vivant dans des campements miniers au Pérou et d’autres femmes venues à leur rencontre. Ces dernières les appuyèrent dans leurs luttes et partagèrent leurs espoirs pour bâtir un monde meilleur. Elle y décrit la trajectoire de ces femmes, à travers tous les rebondissements sociaux qu’elles ont connus durant les années 1980-90. Cette période fut fortement marquée par les changements dans les conditions d’exploitation des mines.

En 1982, au terme de la longue et pénible « marche de sacrifices », des centaines de familles se sont installées dans les rues de Lima. Leur but: revendiquer le droit à une vie digne, le droit d’avoir… des droits. Avec émotion, l’autrice a partagé des statistiques et des données actuelles à ce sujet. Elle a souligné des faits troublants concernant la violence et le harcèlement envers les femmes de la part des compagnies minières. Celles-ci convoitent leurs terres, leur eau, leur environnement et leur culture.

À la fin de la présentation, il y a eu une période d’échanges et de questions à l’intention de l’autrice. Ce fut notamment l’occasion de faire des liens entre ce que vivent les familles des campements miniers du Pérou avec celles vivant de l’économie minière qui caractérise la région de l’Abitibi, au Québec. En résumé: un livre, des femmes péruviennes courageuses, des histoires partagées, un outil de sensibilisation hors pair permettant d’en apprendre plus sur une réalité d’ailleurs et de rencontrer une femme militante venant de ce milieu. 

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